Actualité

Quel humanisme pour demain?

Bernard Prieur de Paysans des Baronnies a participé au colloque "Quel humanisme pour demain?" L'avenir de l'Homme dans nos sociétés.
Lien vers site du colloque

Groupement de Vulgarisation Agricole

Nous tiendrons un stand d'information et de vente à la journée anniversaire des 50 ans du Groupement de Vulgarisation Agricole (GVA) des Baronnies à Bourg de Bigorre le samedi 3 août 2013. A partir de 10h, Marché de producteurs et d'artisans d'art, anilmations pastorales, repas midi et soir avec des produits des producteurs locaux, Bal. 

Marchés festifs du Lundi

Paysans des Baronnies vous encourage à participer aux marchés festifs du Lundi à Batsère organisé par l'association Bougeons les Montagnes. Venez nombreux manger et profiter des animations chaque lundi de 18h à 22h de mi juillet à mi août 2016. Consultez le Programme des marchés festifs du lundi.

La transformation de nos produits

Avant que les animaux n'arrivent sur les étales sous forme de viande fraîche ou de conserves, ils doivent passer par plusieurs étapes.

Première étape: L'abattage à l'abattoir municipal de Bagnères de Bigorre. (Site)
L'agriculteur concerné conduit l'animal à l'abattoir municipal de Bagnères de Bigorre la veille de l'abattage, ou il asse la nuit au calme. L'abattage à lieu le lendemain de très bon matin (à partir de 5h). Les carcasses sont mises ensuite à ressuyer, puis une fois refroidies, sont mises en chaine froide en attendant la livraison ou la découpe. L'abattoir de Bagnères de Bigorre dispose également d'un service de découpe et de mise sous vide.

Patrick Gonzales est le responsable de cet abattoir qui compte une vingtaine d'employés.
Voici un ordre de grandeur du nombre de bêtes euthanasiées par semaine:
   - 30 à 35 vaches,
   - 70 veaux,
   - 500 agneaux,
   - 20 porcs (le double en saison).
Cet abattoir est un petit abattoir local qui travaille dans le respect des animaux pour minimiser leur souffrance. Il est soumis à de nombreux contrôles de divers organismes (labels, fraudes, bio, etc. ...). Cet abattoir travaille la viande pour livrer les carcasses aux bouchers selon la demande de ces derniers. Il travaille également pour les particuliers: c'est "l'abattage familiale", et pour les agriculteurs qui font de la vente directe avec découpe et mise sous vide. C'est l'abattoir qui livre ensuite les carcasses à Intermarché ou au laboratoire de Lourdes en véhicule réfrigéré. 
Le fait d'avoir un abattoir à proximité permet d'éviter de longs parcours aux animaux vivants, facilite le suivi des carcasses, et permet de maintenir une activité locale liée à l'élevage et à la consommation sur place. Ces dernières années, de nombreux petits abattoirs ont été fermés, ce qui rend très difficile aux agriculteurs de ces régions la vente directe de leurs produits.
C'est la ville de Bagnères de Bigorre qui permet le maintient de cet abattoir. Des menaces planant régulièrement sur cet abattoir, un comité de soutien s'est formé en 2008. Paysans des Baronnies y est partie prenante par l'intermédiaire de Bernard Prieur. 
Tél. du comité : Mme Sallanabe Salvia, 06.80.77.94.44.

La maturation de la viande
La viande doit reposer en chambre froide un certain temps avant d'être découpée, soit à l'abattoir, soit chez le boucher. Ce temps est fonction du poids de l'animal. Pour une vache c'est au minimum 15 jours mais trois semaines permettra d'obtenir une viande plus tendre. Pendant la maturation, la carcasse perd du poids (évaporation de l'eau des tissus), c'est pourquoi les bouchers ont tendance à raccourcir ce délai. C'est pourquoi une bonne bête peut avoir de la viande un peu ferme si le boucher ne la laisse mûrir qu'une semaine (et ce n'est pas rare).
Les carcasses de Paysans des Baronnies sont livrées soit directement à l'Intermarché de Capvern, soit découpées sur place et emballées sous vide (vente des colis), soit transportées à la Coopérative des Gaves à Lourdes pour y être découpées et emballées sous vide (vente de colis) ou y être découpées, cuisinées, mises en bocaux, qui passent ensuite à l'autoclave. C'est la deuxième étape.

Deuxième étape
La seconde étape de transformation se passe donc à la coopérative des Gaves à Lourdes.
C'est un laboratoire "multi-viandes" créé il y a quelques années à la demande des agriculteurs du département, avec le soutient de la Chambre d'Agriculture des Hautes Pyrénées et à l'aide de fonds publics.
Nous faisons appel à ce laboratoire principalement pour nos conserves et salaisons de viande de veau, de boeuf et de porc. Les viandes sont cuisinées selon nos recettes, soit par nous même (veau, boeuf),  soit par les cuisiniers de la coopérative (porcs).
Voici quelques photos montrant notre équipe au travail et les bouchers du laboratoire.  
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Ce laboratoire aux normes européennes, est également soumis à de nombreux contrôles. Les bocaux qui sortent de l'autoclave portent sur le couvercle le code de l'attelier, la référence de la fabrication et la date limite de consommation.